Une utopie.

Imagine un monde basé sur de la bienveillance et de la positivité. Sans violence, sans heurt ni mot plus haut que l'autre. Imagine ce petit bout de paradis où tout n'est que respect, valeur, partage et courtoisie. Imagine maintenant que les enfants ne sont pas des objets que nous laissons dans un coin et devant s'adapter à tout ce qui se présente devant eux. Tu y es ? Maintenant, réveille-toi, ce monde n'existe réellement pas. C'est violent, n'est-ce pas ?

"Un enfant doit aller au coin". Tu sais ce coin, qui récolte toutes les larmes, ce témoin du trop-plein d'émotions ingérables et déstabilisantes pour ce cerveau immature. "J'ai reçu des fessées et je n'en suis pas mort". Mouais. Soit. Si tu en parles aujourd'hui, c'est que tu t'en souviens très bien donc pas mort, mais marqué à vie, oui. "Il ou elle en verra d'autres". Effectivement, tomber, cela lui arrivera encore. Ce sera involontaire. Hausser le ton au point de la faire pleurer, non, surtout quand c'est injustifié. Et cela ne doit en aucun cas devenir "normal". Je le refuse. "Feignante" A moins de deux ans, ne pas dire s'il te plaît ou merci, ne pas faire un acte demandé, n'est pas une preuve d'irrespect. Le contexte, le lieu, les personnes présentes sont autant d'éléments nouveaux à gérer en même temps pour ces petits d'Hommes. Les consignes viennent en second plan. Imagine-toi, oui toi adulte, que tu viens d'arriver dans un endroit fourmillant d'informations. N'es-tu pas déstabilisé le temps d'analyser ce qui t'entoure ? Tu auras surement la capacité de t'adapter et d'appliquer la bienséance que tu as acquise enfant (et encore pas tout le monde), il te faudra juste quelques instants. A même pas 2 ans, ce n'est pas possible. "Avec moi, elle pleurera" Qui au final est le plus mal à l'aise ? Qui a besoin d'asseoir son autorité en criant ? Je me demande… Dire les choses calmement n'est pas une faiblesse, au contraire. C'est un self-control qui n'est pas donné à tout le monde.

Je pourrai en citer d'autre, mais je pense que tu as compris le sens de ma réflexion. Ces "formules"  sont un échantillon de ce que j'ai pu entendre ces derniers temps. Où est le respect dans tout ça ? Nous demandons à nos enfants de nous respecter mais quel est l'exemple devant eux ? Inconnus ou famille, un gros pourcentage de ces personnes sont peu capables de montrer une once d'empathie envers les enfants. Je ne parle pas de laxisme, entondons-nous bien, mais d'un respect mutuel. Tout est négation, cris ou douce violence. La pire. Je ne te ferai pas de grands discours la dessus, ce serait donner une leçon de morale et ça irait à l'opposé du message que je souhaite partager. Malheureusement, nous la pratiquons tous.

Dans mon métier, j'ai rencontré des éducations différentes (sans oublier la mienne, la première). Quand j'ai commencé, il y a 5 ans 1/2, nullipare, je te le rappelle, j'avais une idée bien arrêtée de l'éducation, c'était comme ça et pas autrement. Je criais beaucoup aussi. Comme si, cela aller m'aider à faire entendre le fond de ma pensée. Que nenni. C'était pire. Les enfants pleuraient et j'étais à bout de nerfs. STOP. Du jour au lendemain, j'ai tout arrété et j'ai chuchoté quand je souhaitais que les enfants se calment, je prévenais avant d'agir et ça a fonctionné. Les petits loups ont appris à parler, à être moins violent entre eux et se respecter. J'ai également fait passer le message aux parents en leur montrant quelques astuces. Il faut juste avoir bien conscience que rien n'est figé. Une méthode fonctionnera avec un petit mais pas avec un autre. Ne t'offusque pas, je suis bien consciente que j'avais le temps de mettre en pratique ces nouvelles méthodes sauf qu'aujourd'hui, avec Camille, c'est la même chose. Je continue de l'appliquer. C'est un peu plus compliqué car l'affectif est encore plus présent. Jour après jour, Nous y arrivons. J'apprends encore de mes erreurs passées et réfléchis beaucoup plus aux actes quotidiens.

J'ai envie de croire, que demain, la positivité prendra le dessus. Que nous diront "stop" au lieu de "non", "marche" à la place de "ne cours pas" ou tout simplement, écouter et s'excuser quand il est nécessaire. Que les femmes et hommes de demain auront comme bagages, un respect mutuel, de l'empathie pour son prochain et tout simplement de l'amour, la base. Qu'ils expliqueront à leurs progénitures que oui, il faut avoir du caractère et qu'il faut s'en servir à bon escient, en avançant côte à côte pour aller plus loin et construire leur monde à eux.
Une utopie.

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Commentaires (2)

  1. CATHERINE THUNET

    il y a de quoi méditer et apprendre de toute cette réflexion!!
    merci de soulever certains points…

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  2. La mama

    Je plussoie cet article criant de vérité!

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