Tout va si vite…

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Il y a des peurs que nous maîtrisons et puis il y a celles, qui nous rendent impuissants à en faire mal au ventre.

Cette dernière est ancrée en moi depuis que j'ai pris la décision de déménager. Oui ça y est. Mon logement idyllique dont je parlais dernièrement est à porté d'ailes d'oiseaux. Entendre par là, qu'il était quasiment sous mon nez et qu'il a juste fallu que je me trompe dans ma recherche sur LBC pour tomber dessus (l'annonce est parue le 21/10, je dis ça, je dis rien). Je l'ai visité, fait les papiers et obtenue la réponse en même pas 6 jours. Tout est allé très vite. Tout va trop vite. Mon préavis est déposé et nous demenageons dans 1 mois…OUI 1 mois !

J'ai déménagé 7 fois en 14 ans depuis mon départ de la maison familiale. Jusque là aucun problème, c'était même des petits challenges à surmonter, l'excitation de ce nouveau chez moi, de la découverte des lieux, de trouver le bon aménagement. Hormis mon premier appartement, j'ai toujours eu la chance d'être là première occupante des lieux et prendre conscience de la qualité du logement à chaque fois. sauf que la donne a légèrement changé. Dans l'ordre, mon métier qui avouons-le est considéré comme un emploi précaire (adieu châteaux et palaces ou bien juste un f4 neuf), il faudra nous contenter de louer un bien pas toujours adapté à notre profession. Ensuite vient cette petite bipède de 15 mois qui fait de nous une famille monoparentale (cas soc, quoi) et qui, si tu n'as pas un garant avec un salaire en béton armé, ferme les portes de toutes agences immobilières avant même d'y avoir mis un pied. Mélange le tout et tu obtiens un logement pas trop cher pour ce qu'il propose, aux arguments accrocheurs, comme 3 chambres ou bien la cave, dans quasiment le même quartier qu'actuellement  (nécessaire pour mon métier et la vie quotidienne), dans un immeuble de 25 ans d'âge. J'en rêvais et je vais l'avoir ma salle de jeux mais au prix de nombreuses concessions et j'espère ne pas me tromper. 

Cette peur sonne le glas tous les jours depuis la réponse de l'agence. J'ai pleuré de joie ou de peur, je ne sais plus. Prendre une telle décision n'engage plus que ma petite personne mais aussi celle de Camille. Ai-je le droit de la changer d'environnement, d'un appartement où le seul défaut est celui de manquer d'une pièce supplémentaire. J'ai peur de tout ce changement, de l'ampleur de la tâche à accomplir durant ce petit mois et plus encore, des travaux à effectuer dans l'actuel, de la décoration dans le nouveau. D'effacer les stigmates de notre vie ici sachant que je vais encore passer devant quotidiennement par la suite. Je suis la plus ancienne locataire de l'immeuble  (en 4 ans 1/2) et je m'y sens tellement bien, pourquoi tout chambouler…Il y a toujours des défauts bien entendu comme des voisins qui ne savent pas ce qu'est d'utiliser la poignée de leur porte ou les invités qui partent en parlant comme s'il était midi et le pire, les visiteurs qui prennenent les appartements du rdc pour le concierge (merci le visiophone pour ça). Tout ça ne changera pas en déménageant, j'en suis consciente, ça fait parti du non-civisme des gens et qui plus est quand tu va te retrouver la seule habitante du rdc ! Je vais devoir ruser !

Je crois que ma peur la plus forte est de ne rien maîtriser. D'être dans le f(l)ou total pour les jours, mois et années à venir. De prendre des risques pour ma famille.

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Commentaire (1)

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