Face à toi

Pour la première fois, je me suis retrouvée démunie face à toi.
Dimanche soir, tu n'as pas voulu dormir chez tes arrières grands-parents. À 23h, tu jouais à table avec l'assiette de papy. Tu n'avais pas très bien mangé non plus. Tous les regards se sont tournés vers moi et j'ai entendu une "maman indigne" quand je t'ai enlevé ton biberon pour aller rajouter un peu d'eau et que tu as pleuré.
De retour à la maison, tu t'es rendormie, mais pas d'un sommeil de bébé. 2h après, tu t'es mise à pleurer sans que je puisse te consoler. La tétine, doudou, rien ne fonctionnait. Puis je me suis souvenue de ce biberon mal avalé. Il est 2h du matin, mais tant pis, je t'en fais un autre que tu avales et te permet de te rendormir. La journée rien à signaler.
La nuit dernière, je te couche vers 20h et quelques minutes après tu te mets à pleurer. Je sens que quelque chose ne va pas, mais quoi ? On recommence les rituels doudou/tétine, je te laisse un peu pleurer, mais tu ne t'énerves pas, ton pleur est de douleur. Je décide de te donner du doliprane en espérant que cela te soulage…mais non pas dans l'immédiat. Tu avais plutôt bien mangé aujourd'hui, sauf au goûter. Peut-êtren'as tu  pas eu ta ration de lait, je te refais un bib, que tu ne boiras quasi pas. Et tu pleures. Encore.
Je cherche…tu viens avec moi dans mon lit. Tu restes assise à jouer et d'un coup, tu gémis. Je t'entends ma chérie, mais je ne sais pas où tu as mal. Le temps va s'aigrainer comme ça pendant 2 longues heures. Il est 3h. J'essaie de diminuer tes pleurs en te berçant, en te mettant sur le ventre, en te chantant ta berceuse, en faisant les marionnettes, cela te calme le temps d'un instant. Puis je ne sais pour quelle raison, je t'allonge sur le dos, ouvre ta gigoteuse, retire les pieds de ton pyjama et découvre un cheveu coincé dans tes orteils, il n'était pas enroulé, mais je pense tout de suite à une vidéo de passage sur les réseaux sociaux. J'en profite pour te masser le ventre et je constate que cela t'apaise. Je te laisse comme ça, les pieds en dehors du pyjama et je te masse, à coté de moi. Placée dans le coussin d'allaitement, à mes côtés, tu t'endors, ma main te massant, sur ton ventre. 15 / 20 minutes, tu te réveilles et je retrouve un bébé joyeux, mon bébé joyeux. Je t'enlève le coussin d'allaitement, te rhabille et tu te mets sur le ventre à vouloir ramper…hop, dans ton lit où tu vas t'endormir aussitôt.

Il est 7h, tu dors encore. J'écris ces lignes pour ne pas trop penser, culpabiliser de ne pas savoir gérer ta douleur, de ne pas réussir à t'aider. Je me suis retrouvée sans explication face à des pleurs que je ne peux pas mettre dans une case tout prête, avec un mode d'emploi.

Est-ce le changement d'heure, une pleine lune quelconque, ce cheveu coincé, ton bidon qui te faisait mal Je ne sais pas, mais quoi qu'il en soit, je me suis retrouvée démunie face à toi et ensemble, nous avons réussi à avancer et à t'apaiser.

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Commentaires (4)

  1. Mère débordée

    Ca arrive, je culpabilise pas. Tu as su rester calme et tu as essayé de la soulager même si ça n’as pas fonctionné au début. C’est déjà très bien 😉

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  2. elealuben

    Trop de monde , trop de bruits, des petites peurs, on en comprend pas toujours tout mais tu l’as soulagée c’est ce qui compte

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  3. mummyaddict

    Ne culpabilise pas ! Tu es une maman aimante et bienveillantte qui pas après pas, passe au dessus des cailloux ! Ton article est émouvant ! Très

    plein de gros bisous

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  4. caroline

    Nous n’avons pas toujours les réponses même si c’est notre bébé ….pour ma part je me dis souvent je préférerai avoir mal a sa place que de ne pas savoir ce qu’il ne va pas et ne pas arriver a les soulager …je trouve que le désarroi et l’angoisse est plus forte lorsque c’est bébé numéro 1……
    Mais bravo vous êtes une maman très aimante……
    Tjs heureuse de vous lire

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