Ce lien…

Pour faire écho à quelques articles que j'ai lu récemment, avant la naissance de #babyetoile, je m'attendais à un tsunami d'amour en la voyant. À ce que ce lien que j'entends être si fort dès la naissance, le soit pour moi aussi. Mais…

Oui, j'ai pleuré de joie en la voyant pour la toute première fois.

Oui, je sais qu'elle est là.

Oui, j'ai été bouleversée quand j'ai dû la laisser pour la toute première fois pendant plusieurs jours.

Oui, je ferai tout ce que je peux pour qu'elle soit le mieux possible.

Oui, je suis la plus bienveillante qu'il met permis de d'être

Oui, je l'aime jusqu'au-delà de la galaxie.

J'ai toujours eu des enfants autour de moi, mes frères et ma sœur, puis mes filleuls, les enfants de mes amis ou ceux que j'accueille au quotidien, mais ce ne sont pas mes enfants. Et pourtant, à chaque " Ulie, Marrrrraine ou Manaine, nounou" je fonds, à chaque petit cadeau, je suis émue. Je suis une vraie soeur/marraine/nounou poule avec eux… J'ai l'habitude de me promener avec une poussette, d'avoir du matériel ou bien des jouets pleins le salon, ce n'est pas nouveau. Justement.

Avec #babyetoile, tout est dans la retenue, ce sentiment qu'elle va repartir, que ce n'est pas réel, que je ne dois pas m'accrocher de peur de la perdre. Tous mes gestes sont automatiques, parce que je les connais déjà. Je laisse un maximum mes proches profiter d'elle, faire connaissance avec elle, car effectivement, je suis tous les jours avec elle, contrairement à eux, au point de m'oublier et de ne pas m'accorder de moment précieux avec elle. La semaine dernière, j'ai dit stop. J'ai dit non à la visite d'une amie proche. Dire non, car nous étions fatiguées, épuisées et il nous fallait cette journée off pour nous retrouver.

Les mots sur mes maux sont alors devenus une évidence, un déclic. Samedi soir, lors d'un repas de famille, je me suis surprise à dire "je la connais comme si je l'avais faite" une phrase pleine de sens, pour moi. Son apaisement, quand la pédiatre me l'a mise dans les bras après les vaccins, a été ce chamboulement émotionnel que j'attendais tant. Elle avait besoin de moi, sa maman.

Ce lien si fort et puissant est enfin présent, au lendemain de ses 2 mois.

Ce matin, j'ai pleuré pour la première fois en voyant son sourire m'accueillir.

Ce matin, je pleure en écrivant ces quelques lignes.

Jamais sans ma fille.

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Commentaires (2)

  1. Mère débordée

    Moi aussi, je m’attendais à ce lien, dès la naissance. Mais non. Comme toi, en fait, j’ai pleuré de joie, j’ai ressenti de l’amour et tout ce que tu décris.
    Mais c’est vers les 6 mois de mon ainé, quand il a été hospitalisé pour la 1ere fois, que j’ai ressenti ce déferlement d’amour, cette puissance pour la première fois.

    Pour ma 2eme, c’est arrivée doucement.

    Pour mon 3eme, bébé non désiré, grossesse mal vécue et peu investie, ce fut immédiat. En réparation de 9 mois de déni ?

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  2. Isabelle de Guinzan

    C’est très intéressant ton article et tu dis quelque chose qu’on entend pas souvent ! Avec mon baby boy qui arrive bientôt j’ai justement peur que ce lien ne vienne pas ou je me demande en tout cas s’il sera instantané comme on le dit souvent…

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